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1Antoine Faivre, collection GODF, © Ronan LoaecAntoine Faivre, collection GODF, © Ronan Loaec2Le thème de réflexion proposé à l’occasion de la Deuxième Rencontre Maçonnique Lafayette [1] a porté sur ces mots tirés du verset 2 de La Table d’Émeraude Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ».3Dans les années 1990 j’ai consacré une cinquantaine d’heures de mon séminaire de l’École Pratique des Hautes Études, Section des Sciences Religieuses [2], à l’histoire contrastée des interprétations de cet énigmatique poème [3]. Et cela, qu’il s’agisse de littérature alchimique, de cosmologie Isaac Newton a tenté d’y trouver un sens physique et métaphysique, de philosophie Franz von Baader en a fait un des fondements de sa Philosophie de la Nature, de psychologie avec Carl Gustav Jung, notamment, de spéculations de type pérennialiste avec Titus Buckhardt et d’autres situés dans la mouvance néo-guénonienne, ou encore – last but not least – de Franc-Maçonnerie. Maintes approches, qui souvent ne se recoupent guère. On ne saura probablement jamais ce que l’auteur a vraiment voulu dire – mais peu importe, dès lors que maints lecteurs auront trouvé dans ce texte matière à penser, à imaginer…4Aussi surprenant que cela paraisse, l’idée ne m’était encore jamais venue de me livrer à des commentaires personnels de ce texte. C’est l’occasion de la Deuxième Rencontre Lafayette, qui me l’a soufflée. Voici donc quelques réflexions, centrées principalement autour de la citation, sans perdre de vue son contexte – celui du texte complet, présenté ici en appendice. Elles ne sont l’expression d’aucune position personnelle d’ordre spirituel, métaphysique, philosophique, etc. Elles ne sont porteuses d’aucun message de ce Appolonius de Tyane que Hermès Trismégiste5Commençons par un peu d’histoire. Cet étrange poème a connu plusieurs versions. La toute première connue se trouve à la fin d’un traité attribué non pas à Hermès Trismégiste mais à Apollonius de Tyane – 1er siècle de l’ère chrétienne –, mage, pythagoricien, thaumaturge, dont il existe des biographies romancées. C’est le Livre des secrets de la création, qui traite de la constitution de l’univers en la rapportant à l’ordre de la création. L’original grec est perdu, on n’en a qu’une traduction arabe qui date du VIe siècle certains philologues disent du IXe. La Table d’Émeraude figure à la fin de ce traité d’Apollonius. Elle en a été extraite, en traduction latine, dans l’Occident du moyen-âge, pendant lequel il a circulé de façon autonome et relativement restreinte [4]. À cette époque sont apparus les tout premiers commentaires. Ainsi, celui de Roger Bacon vers le milieu du XIIIe siècle, celui d’un certain Hortulanus l’Hortulain au milieu ou au début du XIVe. Sa version latine courante cf. la traduction française, en appendice a été imprimée pour la première fois en 1541, dans une anthologie intitulée De Alchemia. Date importante, car cette édition a suscité une grande diffusion, et du même coup maints commentaires – depuis la Renaissance jusqu’à aujourd’ on cite La Table d’Émeraude, c’est généralement le deuxième verset Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose », de même qu’il nous arrive d’entonner les premiers mots d’une chanson dont nous avons oublié les suivants. Je l’aborde ici en l’interrogeant sur deux questions fondamentales qu’il semble appeler quant à notre vision du monde d’une part, la question de la transcendance et de l’immanence ; d’autre part, celle de l’interrelation entre deux ordres de réalité différents l’un de l’autre. Ensuite, quelques points seront évoqués portant sur les rapports possibles ou réels entre ce verset et la question transcendance/immanence deux cas de figure7 Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut » …8Le bas », c’est nous, le monde visible qui nous entoure directement, mais quid de ce haut » ? On peut l’entendre de deux cas de figure C’est le ciel peuplé d’étoiles – le cosmos au-dessus et autour de nous. À savoir, une des deux composantes d’un tout dont l’autre composante serait le bas » notre terre, notre monde. Il peut s’agir d’un macrocosme un grand monde, et d’un microcosme un petit monde’, sans qu’il y ait une troisième composante ; à savoir, sans une transcendance qui viendrait les surplomber. Cela relève de l’ du Triomphe hermétique ou la Pierre philosophale victorieuse, Amterdam, Henry Wetstein, 1699Frontispice du Triomphe hermétique ou la Pierre philosophale victorieuse, Amterdam, Henry Wetstein, 169910Pensons à l’astrologie. Et à d’autres mancies systèmes de divination qui reposent elles aussi sur l’idée que certains supports symboliques, manipulés de façon appropriée, nous permettraient de nous brancher sur des éléments du macrocosme normalement invisibles aux yeux du microcosme que nous sommes. On pourrait dire ici que le haut » et le bas » sont comme la chaîne et la trame d’un tapis. Or, en principe un tapis n’est pas surplombé, transcendé’, par un autre tapis…11Mais nous pouvons aussi, second cas de figure, imaginer que grand monde et petit monde pris ensemble relèvent tous les deux du bas », et qu’un haut », appelé transcendance, les surplombe. La question est alors de savoir de quoi cette transcendance peut bien être faite. Libre à chacun de l’imaginer selon ses préférences! Si vous imaginez son contenu comme radicalement étranger, voire opposé, à tout ce qui se trouve au-dessous, alors il n’y a vraiment pas lieu de dire qu’il est comme » sicut ce qui est en bas. Mais si, au contraire, vous imaginez que ces deux plans immanence et transcendance présentent des ressemblances considérables, alors vous pouvez dire que l’un est comme » sicut l’autre. Par exemple, Swedenborg, le célèbre visionnaire suédois du XVIIIe siècle, grand visiteur des paysages de l’audelà , voit les cieux au sens transcendantal du terme comme une sorte de doublon de notre monde. Ils sont peuplés d’anges, lesquels ne sont d’ailleurs que des humains ayant vécu sur terre. Ils y demeurent dans des villes, dans des campagnes, ils y vaquent à leurs affaires, ils se marient – tout comme » sicut nous, à cette différence près que l’harmonie y règne mieux qu’ici-bas, y compris entre hommes et femmes… [5]La question de l’interaction deux cas de figure12Ce verset II, pris en son entier, nous dit obscurément que s’il y a un comme » sicut, c’est pour faire les miracles d’une seule chose » ad perpetranda miracula rei unius. Or, si ce comme » sicut renvoie explicitement à la notion de ressemblance entre les deux plans, il ne dit pas pour autant si l’un agit sur l’ avons donc affaire, ici encore, à deux cas de figure. Dans le premier, la ressemblance n’implique aucune action d’un plan sur l’autre, a fortiori aucune interaction. Par exemple, au XVIe siècle, certains textes de Paracelse traitant d’astrologie expliquent que les images des constellations célestes le haut » résident aussi à l’intérieur de nous-mêmes le bas ». Ce sont les mêmes images que dans le ciel. Il n’y a rien dans le ciel », écrit Paracelse, qui ne soit aussi dans l’homme » Es gibt nichts im Himmel noch auf Erden, was nicht auch im Menschen sei. Dans l’homme se trouvent toutes les planètes et les étoiles, la Lune, le Soleil. Ils sont intrinsèques aux créatures terrestres vivantes ou inanimées, et aux quatre éléments. Le cours des astres est sans action sur la durée de la vie humaine [6]. Ils annoncent l’avenir, mais simplement pour autant qu’ils indiquent la destinée des objets individuels ; eux mêmes n’influent ni sur les objets, ni sur les événements [7]. Autrement dit, il n’est nul besoin que le ciel exerce une influence sur nous, puisque ces images en nous suffisent à rendre compte d’une partie de nos actions, de notre destinée. Il n’y a pas ce premier cas de figure par un autre exemple, en revenant à Swedenborg. Dans son livre The Divine Love of Wisdom, le haut » s’appelle le spirituel », et le bas » s’appelle le naturel ». Il écrit Il y a deux mondes, le spirituel et le naturel, qui sont absolument distincts. L’un ne tire rien de l’autre, mais ils communiquent seulement par correspondances » entendons, par reflets » [8]. Autrement dit, le jeu des fameuses correspondances’ swedenborgiennes repose seulement sur l’idée que le paysage céleste reflète notre monde, et vice-versa. Mais ils ne sont pas liés l’un à l’autre de façon organique, il n’y a pas complémentarité active entre eux. Nous avons donc affaire ici à un dualisme une sorte de dualisme statique.15Voilà pour le premier cas de figure. Dans le second il y a, au contraire, action d’un des deux plans sur l’autre, voire action réciproque. Convoquons de nouveau Paracelse. En effet, quand il parle non pas des astres proprement dits, mais de l’âme du monde qui habite et dirige l’univers [9], alors il évoque la possibilité de voyages vers elle entrepris pas notre âme humaine. Ainsi, quand celle-ci se libère un tant soit peu des liens du corps, elle s’en va fabuler » avec l’âme du monde, et en rapporte de merveilleux songes [10].16L’interaction est encore plus marquée chez Jacob Böhme, le premier grand représentant du courant qu’on appelle la théosophie chrétienne et dont l’essor a commencé au début du XVIIe siècle. Certes, chez lui aussi et chez ceux qui se situent dans sa mouvance, le haut », c’est le Monde divin lui-même très feuilleté, très peuplé, et le bas », ce sont l’Homme et la Nature. Pourtant, nous sommes bien loin de la vision swedenborgienne, car un scénario complexe se joue entre les trois dramatis personae Monde divin, Homme, et Nature en perpétuelle et dramatique interaction, scénario qui passe par divers épisodes successifs de chutes et de remontées d’aucuns diront plus tard de réintégrations [11]. Or, c’est dans ce second cas de figure que d’autres versets de La Table d’Émeraude viennent s’inscrire – sans pour autant dérouler des péripéties aussi complexes que dans la théosophie chrétienne. Les versets III à VI, notamment, nous apprennent que toutes les choses » omnes res proviennent d’une chose unique » fuerunt ab uno, d’une sorte de cause originelle qui leur aurait donné existence par sa méditation » meditatione ; Böhme dira par son imagination créatrice. Et cette idée est accentuée aux versets V et VI, dans l’étonnante proposition Sa force [= la force de la chose unique] est entière, si elle est convertie en terre » Vis ejus integra est, si versa fuerit in terram. Autrement dit, cette cause originelle, qui est ce qu’il y a de plus haut », ne réalise vraiment son accomplissement qu’en venant s’incarner dans le bas » – dans l’homme et dans la Nature. On peut être tenté d’interpréter cela dans un sens chrétien, ce qui n’était certainement pas l’intention du rédacteur originel. C’est pourtant dans ce sens là que – pour ne citer qu’un seul exemple – l’un des principaux représentants de la Naturphilosophie dans l’Allemagne du XIXe siècle, Franz von Baader, a cité ce verset un nombre considérable de fois. Comme il est dit plus haut, il en a fait un des principes sur lesquels repose sa philosophie [12].17Remarquons aussi que le verset VIII vient encore renforcer cette idée d’une interpénétration du haut » et du bas » en posant un mouvement à la fois ascendant et descendant Il [= le Un originel] monte de la terre au ciel, et derechef il descend en terre, et il reçoit [ainsi] la force des choses supérieures et inférieures » Ascendit a terra in coelum, iterumque descendit in terram, et recipit vim superiorum et inferiorum. Autrement dit, le haut » a besoin du bas » pour s’accomplir… Il ressort de ces versets III à VIII que le deuxième est moins chargé d’ambigüité si on le situe dans le contexte du poème entier. Certes, on ignore ce que le rédacteur avait entendu par le haut’, mais on sait au moins que selon lui les deux plans sont en avec la Franc-Maçonnerie18En quoi les considérations qui précèdent concernent-elles la Franc-Maçonnerie ? Céline Bryon-Portet semble avoir bien balisé le terrain, tant dans son allocution prononcée à la Deuxième Rencontre Maçonnique, que dans son livre L’Utopie maçonnique [13], y compris sur des points auxquels je n’aurais pas pensé. La question est d’autant plus appropriée que la citation qui fait l’objet du présent article est souvent présente dans les discours maçonniques. Rien qu’en France, La Table d’Émeraude est le nom conféré à plusieurs loges par exemple, à la Grande Loge Féminine de France, au Grand Orient, etc., et il y en a en bien d’autres pays. Si nous consultons l’internet en écrivant Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut franc-maçonnerie », nous découvrons une multitude de blogs et de sites, surtout si la demande est formulée en anglais et en d’autres langues. Dans l’abondante littérature imprimée produite par des maçons on trouve maints commentaires soit du début de la Table, soit de celle-ci en son entier. On y constate une grande variété d’interprétations. Notons cette formulation, présente dans un forum maçonnique de discussion La Table d’Émeraude n’est rien de plus que l’exposé d’une procédure initiatique universelle qui se retrouve en tous temps et en tous lieux, exprimée avec les mots et les idées du moment et de l’endroit ». On ne saurait mieux dire pour satisfaire à peu près tout le monde – à condition de ne pas y regarder de trop près, notamment de ne pas trop douter de l’existence de cette procédure initiatique universelle »…L’emblème de la Tabula Smaradigma Hermetis au fontispice du traité alchimique de la Toison d’Or, 1613L’emblème de la Tabula Smaradigma Hermetis au fontispice du traité alchimique de la Toison d’Or, 161319En outre, les quatre cas de figure présentés plus haut sembleraient compatibles avec l’esprit part, en effet, symbolisme et initiation maçonniques peuvent être compris dans une lumière soit d’immanence, soit de transcendance. Ainsi, le Grand Architecte de l’Univers peut être identifié au Dieu de Spinoza un Dieu immanent à la Nature elle-même, Deus sive natura ; ce Dieu n’existe pas en dehors de la Nature. Mais il peut aussi être conçu comme une entité personnelle située dans un ordre de réalité absolument transcendantale, surplombant toute de La Table d’Émeraude gravée sur un rocher dans une édition de l’Amphiteatrum Sapientia Eternae 1610 de l’alchimiste allemand Heinrich Kunrath, Houghton LibraryReprésentation de La Table d’Émeraude gravée sur un rocher dans une édition de l’Amphiteatrum Sapientia Eternae 1610 de l’alchimiste allemand Heinrich Kunrath, Houghton Library21D’autre part, en matière d’interaction le franc-maçon peut considérer que le fait de pratiquer des rituels et de vivre une expérience initiatique n’implique pas qu’il exerce du même coup une action quelconque sur un ordre de réalité d’ordre supérieur sur un un haut », ni que cet ordre-là serait disposé à en exercer une sur sa personne. Inversement, il a aussi le droit de croire que par cette pratique et par cette expérience il met en branle des énergies venues d’en haut, lesquelles viennent concourir à l’avancement de son travail. Dans la Maison maçonnique ces quatre positions peuvent cohabiter. Elles ne sauraient que l’enrichir en raison de leur diversité même. Car cette Maison est faite de plusieurs demeures, non pas d’une seule qui reposerait sur un système doctrinal hors duquel il n’y aurait point de imaginaire de la verticalité22Tout cela dit, notons aussi que La Table d’Émeraude relève entièrement d’un imaginaire de la verticalité. Un Frère me disait tout récemment en manière de plaisanterie Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, ce qui est à gauche est comme ce qui est à droite, ce qui est à droite et comme ce qui est à gauche ». Et dans le même temps je retrouvais une phrase bien connue d’André Breton, qui écrit dans un de ses Manifestes du Surréalisme années 1920 Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement ». Ce qui, dans la phrase d’André Breton et dans la plaisanterie de ce Frère, retient mon attention, c’est que toutes deux évoquent une idée de complémentarité du vertical et de l’horizontal23Or, justement, la Franc-Maçonnerie repose sur cette complémentarité. Elle peut donc se trouver tentée d’hypostasier l’une des deux dimensions au détriment de l’autre. À trop perdre de vue la verticale elle s’expose à une déperdition de sens. Mais à trop négliger l’horizontale elle tombe dans la confusion du mythique et de l’historique, tend à ignorer sa propre histoire et, du même coup, à projeter sur sa dimension verticale des contenus détachés de tout ancrage proprement fameuse formule constitue un pôle fédérateur de réflexions – conciliables ou non –, de rencontres, un fertile accoucheur d’idées, de méditations. Certes, mais à condition de ne pas la brandir comme une sorte d’article de foi auquel on serait tenu de souscrire tout bonnement. Elle appelle, principalement en raison de son caractère ambigu et unidimensionnel, une approche critique, laquelle relève du travail du franc-maçon – travail qui consiste, notamment, à manier images et symboles avec discernement. Notes [1] Rencontre GOF – GLNF, 9 juin 2016. [2] Séminaire de ma Direction d’Études intitulée Histoire des courants ésotériques et mystiques dans l’Europe moderne et contemporaine ». [3] Les comptes rendus de ces séminaires sont consultables dans l’Annuaire des conférences de l’ E, Section des Sciences Religieuses, pour ces années-là . [4] Sur les premières versions, la référence obligée est toujours le travail philologique de RUSKA Julius, Tabula Smaragdina. Ein Beitrag zur Geschichte der hermetischen Literatur, Heidelberg Carl Winter’s Universitätsbuchhandlung, 1926. On en trouvera un résumé, assorti de quelques commentaires datant du moyen-âge et de la Renaissance, dans Hermès Trismégiste. La Table d’Émeraude et sa tradition alchimique, préfacé er édité par KAHN Didier, Paris Les Belles Lettres Aux sources de la tradition’, 1994. [5] Dans son sonnet Correspondances » 1857 Baudelaire fait, par ce titre même, allusion à Swedenborg, mais ce qu’il décrit là notamment Dans une ténébreuse et profonde unité », Les parfums, les couleur et les sons se répondent » relève de la seule immanence. [6] PARACELSUS, Der zweite Traktat von der astronomia, in Das Buch Paragranum. Cité par PAGEL Walter, Paracelse, Paris Arthaud, 1963, pp. 40, 78. [7] Ibid., pp. 40-41. [8] SWEDENBORG, De la Sagesse angélique sur le Divin amour traduction de The Divine Love of Wisdom, Seconde partie Le Soleil spirituel », § 83. [9] Cette âme du monde, il l’appelle Astrum, ou Gestirn, ou encore Corpus. Cf. PARACELSUS, Ein ander Erklärung der gantzen Astronomey, éd SUDHOF, vol. X, p. 448. Cité par KOYRÉ Alexandre, Mystiques, spirituels, alchimistes du XVIe siècle allemand Paris Armand Colin Cahier des Annales’ X, 1955, chapitre Paracelse », pp. 45-80, ici p. 55, note 3. [10] […] so der Mensch ein Syderisches Leib in ihm hat, der vereinigt ist mit dem ausserlichen Gestirn, und die zwey Fabulieren mit einander , so der Syderisch Leib unbekümmert ist vom elementischen . » PARACELSUS, Ein ander Erklärung, op. cit., p. 418, cité par KOYRÉ Alexandre, article Paracelse » cité, , in Mystiques etc. op. cit., p. 54, note 2. [11] Quand les textes de Böhme ne traitent pas directement de ce scénario, ils sont sous-tendus par lui. [12] À titre indicatif, cf. la liste de références donnée dans Sach- und Namenregister Franz v. Baader’s sämmtlichen Werken = Band XVI, Anton Lutterbeck, éd., Leipzig Literarisches Institut, p. 517. [13] BRYON-PORTET Céline & KELLER Daniel, L’Utopie maçonnique. Améliorer l’homme et la société, Paris Dervy, 2015.
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