Seulavec du monde autour, seul avec du monde autour Seul avec du monde autour J'habite juste Ă  cĂŽtĂ© de la mer, on se baigne jamais parce qu'elle est froide J'suis content rien que d'la voir, avant, j'voyais que l'immeuble d'en face J'essaie d'apprendre Ă  cuisiner genre de faire autre chose que des pĂątes Parolesde Baise Le Monde Nouveau survĂȘt, je suis sur mon trente-et-un, c'est pas l'trente-et-un Juste un samedi soir, t'inquiĂšte pas, c'est rien MentalitĂ© zĂ©ro lendemain Tout ira bien tant qu'mon verre est plein Dites au voisin qu'on va jamais baisser l'son Majeurs en l'air vers le ciel, baise le monde, baise le monde OrelsanSeul avec du monde autour versuri: Adieu Twitter, Insta', Snap', dommage, j'vais rater quelques mĂšmes / J' Deutsch English Español Français Hungarian Italiano Nederlands Polski PortuguĂȘs (Brasil) RomĂąnă Svenska TĂŒrkçe ΕλληΜÎčÎșÎŹ БългарсĐșĐž РуссĐșĐžĐč СрпсĐșĐž Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ© ÙŰ§Ű±ŰłÛŒ æ—„æœŹ Rivaliseavec d'autres utilisateurs DĂ©passe-toi et rivalise avec les utilisateurs du monde entier, de ton Pays ou tout simplement avec des amis pour obtenir le meilleur score. 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Adieu les filles ; Dis-moi OrelsanSeul avec du monde autour тДĐșст: Adieu Twitter, Insta', Snap', dommage, j'vais rater quelques mĂšmes / J' Deutsch English Español Français Hungarian Italiano Nederlands Polski PortuguĂȘs (Brasil) RomĂąnă Svenska TĂŒrkçe ΕλληΜÎčÎșÎŹ БългарсĐșĐž РуссĐșĐžĐč СрпсĐșĐž Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ© ÙŰ§Ű±ŰłÛŒ æ—„æœŹèȘž 한ꔭ얎 Parolesde Civilisation J'sais pas comment sauver l'monde et, si j'savais, j'suis pas sĂ»r qu'j'le ferais J'ai pas grand-chose Ă  t'offrir, Ă  part te dire qui j'suis et c'que j'sais J'ferai jamais c'qu'on m'dit en premier, les mensonges circulent plus vite qu'le vrai J'ai couru aprĂšs l'bonheur sans prendre le temps d'savoir c'que c'est Lyricsof SEUL AVEC DU MONDE AUTOUR by Orelsan: Adieu Twitter Insta' Snap' dommage j'vais rater quelques mĂšmes, J'travaille mes sons j'travaille mon shoot Seulavec du monde autour, seul avec du monde autour Seul avec du monde autour J'habite juste Ă  cĂŽtĂ© d' la mer, on se baigne jamais parce qu'elle est froide J'suis content rien que d' la voir, avant, j' voyais que l'immeuble d'en face J'essaie d'apprendre Ă  eOa7. Seul Avec Du Monde Autour Lyrics – OrelSan Adieu Twitter, Snap, Insta, dommage j’vais rater quelques mĂšmes J’travaille mes sons, j’travaille mon shoot, j’travaille mon couple, j’travaille mes textes C’est fou, j’travaille tout le temps mais c’est les vacances dans ma tĂȘte Faut croire que la vie est belle, j’vais pas t’cacher que la vie est belle Seul avec du monde autour, seul avec du monde autour Seul avec du monde autour J’habitais dans une ville de merde avec la tour Eiffel dedans OĂč les gens sont tristes et pressĂ©s, oĂč les gens pleurent en marchant Mais j’viens de prendre une maison prĂšs d’Caen oĂč ma famille passe les dimanches Ma grand-mĂšre part Ă  la messe pendant que ma niĂšce regarde “Les Anges” En chausson dans mes crocs, j’emmĂšne ma zouz’ au mini golf On vit avant d’avoir des gosses, ouais, ouais Ensemble comme alcool et clope, j’m’en branle, j’écoute que d’la K-Pop Trottinette Ă©lectrique de cross, ouais, ouais Mon meilleur pote vient faire de la boxe, j’fais que de me faire pĂ©ter la gueule On trouve les gars parlent de vrais trucs genre “La vĂ©ritĂ© sur les meufs” J’me lĂšve Ă  huit heures pour Ă©crire, j’suis clairement pas un vrai rappeur SoirĂ©e karaokĂ©, je chante “Au DD”, Ademo, c’est ma sƓur Adieu Twitter, Snap, Insta, dommage j’vais rater quelques mĂšmes J’travaille mes sons, j’travaille mon shoot, j’travaille mon couple, j’travaille mes textes C’est fou, j’travaille tout le temps mais c’est les vacances dans ma tĂȘte Faut croire que la vie est belle, j’vais pas te cacher que la vie est belle Adieu Twitter, Snap, Insta, dommage j’vais rater quelques mĂšmes J’travaille mes sons, j’travaille mon shoot, j’travaille mon couple, j’travaille mes textes C’est fou, j’travaille tout le temps mais c’est les vacances dans ma tĂȘte Faut croire que la vie est belle, j’vais pas te cacher que la vie est belle Seul avec du monde autour, seul avec du monde autour Seul avec du monde autour J’habite juste Ă  cĂŽtĂ© de la mer, on se baigne jamais parce qu’elle est froide J’suis content rien que d’la voir, avant, j’voyais que l’immeuble d’en face J’essaie d’apprendre Ă  cuisiner genre de faire autre chose que des pĂątes Une fois sur deux, j’rate mes plats donc en attendant, j’mange des pĂątes J’ai max une barre de 3G, lĂšve le bras pour capter Vingt minutes pour mater une vidĂ©o qu’en fait quatre, ouais J’rejoins mon pĂšre au stade, on prends deux buts on prends deux biĂšres J’rentre chez moi j’allume Fifa, j’reprends Malherbe, j’continue d’perdre, ouais Adieu Twitter, Snap, Insta, dommage j’vais rater quelques mĂšmes J’travaille mes sons, j’travaille mon shoot, j’travaille mon couple, j’travaille mes textes C’est fou, j’travaille tout le temps mais c’est les vacances dans ma tĂȘte Faut croire que la vie est belle, j’vais pas te cacher que la vie est belle Adieu Twitter, Snap, Insta, dommage j’vais rater quelques mĂšmes J’travaille mes sons, j’travaille mon shoot, j’travaille mon couple, j’travaille mes textes C’est fou, j’travaille tout le temps mais c’est les vacances dans ma tĂȘte Faut croire que la vie est belle, j’vais pas te cacher que la vie est belle Seul avec du monde autour, seul avec du monde autour Seul avec du monde autour PremiĂšre piste de Civilisation, “Shonen” est un des deux leaks de l'album, sorti le 17 novembre 2021, soit deux jours avant la sortie officielle de l'opus. Le rappeur aborde dans ce morceau sa vie personnelle jonchĂ©e d'expĂ©riences lui ayant permis de devenir une personne plus forte — comme par exemple la polĂ©mique autour de son morceau “Sale pute” paru en 2007 —, vĂ©ritable caractĂ©ristique d'un Shonen, genre de manga dans lequel le personnage principal devient de plus fort notamment en apprenant de ses erreurs. Une version numĂ©rotĂ©e et limitĂ©e Ă  5 000 exemplaires de l'album est Ă  l'effigie de ce morceau, reprĂ©sentĂ©e sur le pochette du single. Attendu avec impatience, “Civilisation”, le quatriĂšme LP du rappeur caennais, s’impose illico comme un disque important, trĂšs riche musicalement, d’oĂč surgit un mĂ©lange d’humour noir, de constats glaçants et d’émotions palpables. “J’suis pas concernĂ© par la sociĂ©tĂ©, j’suis un putain d’artiste.” À se fier aux chiffres et Ă  ses dires, tout porte Ă  croire qu’OrelSan n’appartient plus au monde rĂ©el. Ses concerts remplissent les plus grandes salles de France, ses albums se vendent Ă  des centaines de milliers d’exemplaires, ses projets extramusicaux deviennent cultes BloquĂ©s et la sĂ©rie-documentaire qui lui est consacrĂ©e n’a fait que renforcer la sympathie Ă  son Ă©gard – avec une augmentation des Ă©coutes de 565 % sur les plateformes de streaming, on peut dire aussi que Montre jamais ça Ă  personne, rĂ©alisĂ© par son frĂšre ClĂ©ment Cotentin, a permis de rebooster considĂ©rablement l’aura populaire de ses diffĂ©rents disques. Bref, tout tend Ă  prouver que la bonne vie lui est familiĂšre. Pourtant, aprĂšs un troisiĂšme album fait de rĂ©flexions intimes et de fulgurances lucides sur les relations familiales, sur la maturitĂ©, sur ses difficultĂ©s Ă  se ranger, c’est avec un disque nettement plus sociĂ©tal que le rappeur caennais se prĂ©sente. Quand chanson rime avec contestation “J’ai le superpouvoir de voir le mal partout”, rappe-t-il sur Ensemble. Civilisation, c’est effectivement un disque rempli de rimes noircies par l’époque, de confessions dĂ©sabusĂ©es et de cette rage qui jamais ne s’estompe, surtout lorsqu’elle s’érige ”contre les fils de pute de l’État”. Deux morceaux en attestent mieux que d’autres Manifeste, oĂč OrelSan renoue avec son goĂ»t pour les morceaux-fleuves, dĂ©pourvus de refrain, le temps de sept minutes et vingt-deux secondes narratives, socialement concernĂ©es, et suffisamment bien pensĂ©es pour faire basculer en son milieu un rĂ©cit tragicomique dans une histoire beaucoup plus grande, toujours plus intense au fur et Ă  mesure des secondes, et inĂ©vitablement vouĂ©e Ă  se terminer dans le drame. “Qu’est-ce que j’fous dans une putain de manif ?” MalgrĂ© le succĂšs, la reconnaissance et l’amour du public, c’est effectivement aux avant-postes de la rĂ©volution que semble vouloir se positionner OrelSan, Ă  l’image de L’Odeur de l’essence, bande-son d’un monde qui s’écroule en mĂȘme temps que l’insurrection qui vient. Tout y passe les grand-mĂšres qui votent Le Pen, les mĂ©dias qui nourrissent l’angoisse, les violences conjugales, les gilets jaunes, la montĂ©e des extrĂȘmes, etc. À croire que les poches du rappeur sont tellement pleines qu’il n’a plus de place pour y laisser sa langue. Il lui faut dĂ©blatĂ©rer sur la sociĂ©tĂ©, pester contre ses propres contradictions, mĂȘler l’intime Ă  l’universel et dĂ©voiler une sensibilitĂ© qui le sort du stĂ©rĂ©otype du mĂąle viril encore trop souvent rattachĂ© au hip-hop. Avec, toujours, cette luciditĂ©, ce goĂ»t des phrases choc et de l’autodĂ©prĂ©ciation qui le sauvent du mĂ©pris. Par instant, le message se fait moins frontal il y a C’est du propre et sa production dynamique, taillĂ©e pour le live, Baise le monde et sa mĂ©lodie enjouĂ©e, dont les intonations G-Funk contrastent avec le titre du morceau, et Seul avec du monde autour, oĂč OrelSan rappe “J’habite dans une ville de merde/Avec la tour Eiffel dedans/OĂč les gens sont tristes et pressĂ©s/OĂč les gens pleurent en marchant/Mais j’viens de prendre une maison prĂšs de Caen/Ma famille passe les dimanches/ [
] J’me lĂšve Ă  8 h pour Ă©crire/J’suis clairement pas un vrai rappeur.” >> À lire aussi Alex Cameron est tout feu, tout flamme dans le clip de “Sara Jo” – Les Inrocks Ombres et lumiĂšres Il serait malgrĂ© tout injuste de limiter Civilisation Ă  sa dimension contestataire. Parce que l’identitĂ© musicale d’OrelSan s’est toujours construite Ă  partir de sa diversitĂ© esthĂ©tique ici, quelques notes de guitares doucereuses Jour meilleur ou un piano-voix apte Ă  ridiculiser les grandes figures de la variĂ©tĂ© hexagonale Athena, lĂ  une production nerveuse, oĂč chaque phrase semble ĂȘtre le fruit d’une rĂ©flexion philosophique Civilisation. Parce que le Caennais s’autorise quelques bulles d’air – Ensemble, dont les inclinaisons disco tranchent avec l’influence du grime prĂ©sente sur La fĂȘte est finie, Casseurs Flowters Infinity, parenthĂšse ludique et humoristique concoctĂ©e auprĂšs de son fidĂšle partenaire, Gringe. Et parce qu’il le dit finalement lui-mĂȘme Civilisation est “un disque oĂč je ne parle que de ma meuf et de la sociĂ©tĂ©.” À bientĂŽt 40 ans, OrelSan n’est donc plus cet homme qui tombe amoureux de filles qui “rendent malheureux”, ni ce type qui a l’impression de passer pour “l’abruti de service” sur le plateau de Ce soir ou jamais !. Il est cet artiste accompli, obsĂ©dĂ© Ă  l’idĂ©e d’avancer vers quelque chose de plus grand que lui, aussi Ă  l’aise sur une mĂ©lodie guillerette La QuĂȘte, trĂšs pop, trĂšs accrocheur que sur un beat rap Shonen. >> À lire aussi Lettre de MontrĂ©al le calme avant la tempĂȘte 1 – Les Inrocks Collaboration prestigieuse Surtout, il profite de ce quatriĂšme album solo pour rĂ©aliser le rĂȘve d’une vie collaborer avec les Neptunes, ce duo dont il souhaitait incarner la version française avec Skread. ConcrĂštement, cela donne Dernier Verre, un titre Ă©lectronique, presque house, oĂč Pharrell assure le refrain et signe, aux cĂŽtĂ©s de son comparse Chad Hugo, l’entrĂ©e en club d’OrelSan – une vielle tradition neptunienne quand on sait comment les deux amĂ©ricains ont autrefois chamboulĂ© les discographies de Jay-Z, Snoop Dogg, Britney Spears ou Justin Timberlake. Les Neptunes ne sont pas les seuls invitĂ©s de prestige sur Civilisation, mĂȘme s’ils en constituent l’une des principales attractions. Outre Gringe et Skread, toujours aux manettes, on retrouve Ă©galement au mixage, Eddie Purple et Phazz aux arrangements, Alice MoitiĂ© aux photos et Raegular Alpha Wann, Nekfeu Ă  la pochette. Autant dire qu’OrelSan sait s’entourer. C’est mĂȘme lĂ  l’une de ses principales qualitĂ©s avancer continuellement auprĂšs des mĂȘmes personnes, grandir Ă  leurs cĂŽtĂ©s et rappeler que, chez lui, la musique a toujours Ă©tĂ© une histoire d’amitiĂ©, d’émotions qui entrent en collision et de projets qui en alimentent d’autres jusqu’à façonner une Ɠuvre. Avec, en tĂȘte, ce leitmotiv qui en dit long sur la singularitĂ©, la puissance et l’intĂ©gritĂ© d’une discographie qui rĂ©ussit le pari d’ĂȘtre fidĂšle Ă  ses bases tout en Ă©tant en constante Ă©volution “J’aimais pas le jeu, j’ai changĂ© les rĂšgles.” >> À lire aussi Avec “TR”, Muddy Monk est le meilleur parti de la pop francophone – Les Inrocks Orelsan